Le sans gluten, un trouble alimentaire comme un autre?

De récentes publications viennent de jeter le trouble dans la communauté des « sans gluten ». Les farines sans gluten ayant un index glycémique élevé et étant dépourvues de fibres favoriseraient l’apparition du diabète. Faire du pain sans gluten nécessite des additifs pour replacer le gluten additifs certainement plus dangereux que le gluten. Enfin très souvent les gluténophobes remplacent la farine de blé par du riz. Or le riz apporte une quantité d’arsenic et de mercure dont l’impact n’a pas été étudié mais qui pourrait être toxique.

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Burger Story ou comment homo sapiens cesse de mastiquer et devient obèse

En 2011 un article publié aux journal PNAS faisait le constat d’une diminution progressive depuis 1,9 millions d’années de la dimension des molaires. Pour ces chercheurs, cette diminution serait la preuve que H. erectus faisait déjà cuire ses aliments.
En 2016 par une expérimentation assez originale, publiée dans la revue Nature, des paléoanthropologues de l’Université de Harvard ont cherché comment Homo erectus faisait pour consommer de la viande.

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Les levures OGM, seule solution pour produire du lait vegan?

Contrepoints a mis en ligne récemment un article publié le 31 août 2016 dans Sciences et intitulé Le lait artificiel fera-t-il disparaître les vaches ? Pour l’auteur de l’article, Jacques Henry, la société Perfect Day réussi la prouesse de produire du lait artificiel sans vaches ! Selon lui le lait synthétique animal free de Perfect Day serait la solution pour palier au désastre écologique et économique dont l’élevage bovin serait la cause.
Le créneau du lait artificiel suscite des vocations. La startup Bionascent vise le marché du lait infantile fabriqué à partir de lait de vache, qu’elle espère « materniser » par adjonction de protéines humaines. Perfect Day quant à elle, propose de synthétiser intégralement un lait animal free. Les deux start-ups misent sur la synthèse de protéines in vitro par des levures génétiquement modifiées, c’est à dire des levures OGM.

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Mort aux vaches: se passer de viande, se passer de lait?

Could the market really end meat ? interroge une publication parue dans FEE- Foundation For Economic Education le 14/12/2016 signée Alex Tabarrok. Il y est écrit: « …. Les droits de l’animal seront la grande révolution sociale du 21ème siècle. La plupart des sens ont vaguement l’impression que les fermes usines ne sont pas tout à fait éthiques. Mais peu de gens se décident à abandonner la viande parce qu’ils savent qu’une telle impression les feraient se sentir coupables. Une fois que ce prix à payer pour l’abandon de la viande est payé, le végétarisme se développera comme un feu de prairie, changeant les habitudes alimentaires, l’utilisation des terres agricoles et de la science, et l’économie du changement climatique. »

La prise de conscience des droits de l’animal va-t-elle sonner la fin de la consommation de viande ? Le problème posé est d’importance. Pour Tabarrok, la solution passe par le remplacement de la viande par des substituts à l’alimentation carnée dont il fait l’apologie: l’extraction des protéines végétales de pois et les cellules animales en culture.

En réalité le problème n’est pas simplement celui du remplacement de la viande par divers substituts. La vache est une création humaine destinée à la production de viande et de lait (et de travail en d’autres régions). Les économies du lait et de la viande sont ainsi indissolublement liées. Pour une grande part, la viande est un sous-produit de la production laitière. Il est impossible de prôner l’abandon de la consommation de viande isolément sans prendre en compte ses conséquences sur la production laitière, sans voir qu’abandonner la production de viande, c’est condamner la production de lait, donc condamner l’élevage bovin. Si nos scrupules éthiques nous font devenir végétariens que devient l’élevage bovin ? Que devient la production de lait ? Que deviennent nos bébés ? Que deviennent les vaches qui produisent du lait, que deviennent leurs veaux ?

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De quoi lait demi-écrémé est-il le demi ?

Une étude publiée en novembre 2016 dans l’American Journal of Clinical Nutrition par une équipe de chercheurs canadiens montre que les enfants qui consomment du lait entier souffrent moins d’obésité que ceux qui boivent du lait demi-écrémé ou écrémé. La revue Sciences et Avenir du 18/ 11/ 2016 en publie le compte-rendu sous le titre « Deux bonnes raisons de donner du lait entier à ses enfant ». En France le lait entier a quasi disparu des étals. Le lait dit « demi-écrémé » est devenu la norme. Sa consommation s’inscrit dans la vague de phobie des matières grasses (la lipophobie selon Claude Fischler) accusées d’être la source de l’obésité et des maladies cardiovasculaires. Matières grasses surtout proscrites par les consommatrices femmes soucieuse de leur « ligne » et qui imposent à leurs enfants – pour leur bien – un régime « low fat ».

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La consommation de viande rouge responsable de la dépression? Ce n’est pas prouvé…

Dans mon ouvrage « Le blues du carnivore. L’homme et la viande des origines de l’humanité à nos jours » (paru en version numérique chez Amazon) je tentais de récapituler les différentes pathologies qui seraient liées à la consommation de viande notamment de viande rouge. « Toutes les études menées par des scientifiques indépendants montrent depuis les années 1960 que l’incidence de l’obésité, des cancers, du diabète, de l’ostéoporose, des calculs rénaux et des maladies cardiovasculaires est directement proportionnelle à la consommation de viande et de produits dérivés du règne animal » résumait Google (2010). Et j’ajoutais : il ne manque qu’Alzheimer, ça ne saurait tarder. Et bien voilà, 15 jours après la sortie de mon ouvrage, la culpabilité de la viande dans la genèse d’Alzheimer semble établie.
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