Mort aux vaches: se passer de viande, se passer de lait?

Could the market really end meat ? interroge une publication parue dans FEE- Foundation For Economic Education le 14/12/2016 signée Alex Tabarrok. Il y est écrit: « …. Les droits de l’animal seront la grande révolution sociale du 21ème siècle. La plupart des sens ont vaguement l’impression que les fermes usines ne sont pas tout à fait éthiques. Mais peu de gens se décident à abandonner la viande parce qu’ils savent qu’une telle impression les feraient se sentir coupables. Une fois que ce prix à payer pour l’abandon de la viande est payé, le végétarisme se développera comme un feu de prairie, changeant les habitudes alimentaires, l’utilisation des terres agricoles et de la science, et l’économie du changement climatique. »

La prise de conscience des droits de l’animal va-t-elle sonner la fin de la consommation de viande ? Le problème posé est d’importance. Pour Tabarrok, la solution passe par le remplacement de la viande par des substituts à l’alimentation carnée dont il fait l’apologie: l’extraction des protéines végétales de pois et les cellules animales en culture.

En réalité le problème n’est pas simplement celui du remplacement de la viande par divers substituts. La vache est une création humaine destinée à la production de viande et de lait (et de travail en d’autres régions). Les économies du lait et de la viande sont ainsi indissolublement liées. Pour une grande part, la viande est un sous-produit de la production laitière. Il est impossible de prôner l’abandon de la consommation de viande isolément sans prendre en compte ses conséquences sur la production laitière, sans voir qu’abandonner la production de viande, c’est condamner la production de lait, donc condamner l’élevage bovin. Si nos scrupules éthiques nous font devenir végétariens que devient l’élevage bovin ? Que devient la production de lait ? Que deviennent nos bébés ? Que deviennent les vaches qui produisent du lait, que deviennent leurs veaux ?

Lire la suite

Publicités